Lettre aux gabonais de la diaspora - Times Gabon

Lettre aux gabonais de la diaspora

by Alexandre Mônô Laisser une réponse 27

Eiffel TowerVraiment je suis obligé de vous adresser une lettre pour dénoncer les bras cassés que vous êtes. Je pensais que la malédiction du pays ne poursuivait que ceux qui restent au pays, mais non, même ceux qui sont depuis de nombreuses années installés hors de notre pays sont même encore les plus grands maudits du Gabon. Lorsque vous n’avez rien à dire, rien à faire, de grâce, fermez vos grandes gueules. Vous ne valez absolument rien du tout sans vos petits ordinateurs et votre kongossa que vous déversez à longueur de journées sur internet.

Oui je vais m’adresser à vous, les gabonais que j’appelle les bras cassés de la diaspora, vous qui ne foutez absolument rien de vos journées. Le pays vous a envoyé en France, aux Etats-unis et même, au Sénégal, en Afrique du sud pour apprendre et apporter votre force de travail au pays. La plus part d’entre vous avez fui cet engagement républicain pour vous installer dans vos pays d’adoption. C’est bien pour vous, moi personnellement je n’en ai rien à battre. Mais quand vous l’ouvrez pour analysez ce qui se passe au pays, là vous m’énervez complètement tant vous êtes complètement déconnectés de la réalité.

D’abord, notre diaspora est la plus inactive de l’Afrique. C’est la diaspora des bras cassés bien sur. Chez les autres, la diaspora sénégalaise, ivoirienne, camerounaise, congolaise, ces diasporas là ont un impact considérable dans l’économie du pays. Rien qu’à voir les sommes d’argent qui partent des pays étrangers pour rentrer dans ces pays Africains frères que je viens de citer, on se dit oui, ces diasporas là travaillent. Mais vous les gabonais, lol ! Vous nous fatiguez avec votre gros français et vos analyses de la situation du pays à deux sous, et à la fin du mois, ce sont encore les pauvres vieilles mamans, les pères et les oncles restés au pays qui vous envoient de l’argent par western union, vous n’avez pas honte ?

Quand on arrive en France, vous y êtes installés depuis plus de 20 ans ou même 30 ans, mais jamais on ne nous présente un business sérieux qui a été ouvert par les gabonais. Si tu veux manger africain, ce sera un restaurant camerounais ou ivoirien. Si tu veux te coiffer c’est un nigérian qui a son shop. Même acheter des vêtements, ce sera une boutique tenu par un sénégalais. Pourtant vous êtes arrivés ensemble que ces frères africains qui réussissent devant vous. La dernière fois j’étais à paris, ce que les gabonais trouvent à faire c’est de m’amener dans une boite ou s’organisent des soirées gabonaises, vous n’avez pas honte ?

Mais enfin, vous êtes vraiment maudits ou quoi ? Je regarde France 24, j’écoute RFI ou même Africa 24. Tu vas remarquer que la plus part des spécialistes sont sénégalais, camerounais, marocains, tunisiens et autres, jamais tu n’as un gabonais qui est assis là sur un plateau pour commenter les évènements qui se passent en Afrique. L’autre fois je regarde un débat sur le Gabon, aucun spécialiste gabonais, c’est vraiment honteux. Quand j’ai posé la question, il y a un fou de gabonais qui me raconte sa vie en me disant, tu sais Alexandre, ces gars là ont des réseaux. N’importe quoi. Vous attendez quoi pour former le réseau des gabonais. Vous pensez que France 24 va venir vous trouver quand vous buvez votre vin dans les soirées à paris, à lille ou ailleurs.

Maintenant quand il s’agit de la petite critique sur internet, c’est là ou tu vas voir le gros français de quelqu’un qui ne t’a jamais montré son appartement à paris alors qu’il joue au parisien quand il vient à Libreville. Quand tu arrives à paris, ton frangin même qui te fatigue tout le temps sur internet, il viendra te voir à l’hôtel. Jamais il ne va t’amener chez lui. Mangongo diboko, ce que je raconte là, c’est la vérité. Et en plus il sera le premier à te bouffer de l’argent. Tous les matins il sera là pour t’accompagner dans les magasins sur les champs, jamais il ne va aller te faire visiter son petit business. Mais attendez, si vous dites que nous au pays, on nous a tous fermé le diable pour qu’on accepte tout ce qui se passe, mais vous ? le diable là est tellement fort que ça prit l’avion ( Air France) pour vous accompagnez jusque la bas ?

Non mais vraiment ! Là ou les gabonais sont forts c’est dans la critique. Un gars qui a plus de 40 ans et qui n’a même pas un studio au Gabon, c’est lui qui va commencer à ouvrir sa bouche, derrière ses lunettes de pseudo-intellectuel, pour te parler de ton pays. Comme si toi-même qui est là, tous les jours au Gabon, tu n’étais pas assez intelligent pour tirer tes propres conclusions. Et quand tu lui diras que tu soutiens le Président de la République Ali Bongo, là, c’est comme si tu avais insulté sa mère. Il va te traiter de tous les noms, corrompu, vendu et autres…Mais tous les gabonais n’ont pas qu’un seul point de vue.

Tu les verras à paris porter le maillot de Zlatan, Messi ou Christiano. Poster sur leurs comptes facebook les photos au parc de prince. Comme si c’est ça qu’on mange (disent les ivoiriens). Ils sont les premiers sur les réseaux sociaux à dire « est-ce qu’on avait besoin d’organiser la CAN 2017 » les frères ça ne va pas dans vos têtes, il vous faut une délivrance chez le pasteur Tomo. Nous-mêmes au pays, on sait que des quartiers entiers vont se développer grâce à cette CAN, n’oubliez pas qu’agondjé que vous appréciez aujourd’hui est une émanation de la CAN 2012 bref.

Parfois quand certains reviennent au pays avec des diplômes, là c’est grave. Il est chez lui entrain de fumer, boire du vin et de raconter aux petits du quartier non pas les conférences qu’il a donné à paris mais plutôt ses virées nocturnes. Il attend que tout le gouvernement se déplace et vienne le recruter à domicile. Ce gars là, il habite chez la grande sœur au Gabon (cité awendjé, kalikak, 1ère cité à Agondjé) et il est le premier à faire des leçons de morale aux gens. C’est le même que tu verras entrain de se faire cirer les chaussures au cactus à Libreville, ou prendre un café à pélisson avec un journal comme s’il attendait quelqu’un. Mais au bout de 2 ans quand la grande sœur voit qu’il n’est recruté nulle part, il est foutu à la porte. Non mais allô quoi ! Comme disait cette fille à la télévision française, vous êtes de vrais maudits.

Tu passes toute ta vie en France à critiquer le pays et à jouer les analystes. Mais le temps n’attend pas. Quand tu vois pointer la cinquantaine, c’est là ou tu veux revenir au pays avec ta petite chauve et tes cheveux blancs. Tu n’as pas de maison au pays, tu t’attends à quoi ? À un miracle ? Moi ce que je veux c’est d’entendre que des gabonais ont percé à l’étranger, je veux que vous vous frottiez à la compétition la bas et que vous soyez les meilleurs. J’en ai marre de manger dans des restaurants sénégalais ou de me faire coiffer chez un nigga. Je veux voir un quelqu’un porter la parole de l’intelligence gabonaise dans les débats opposés aux grands spécialistes de ce monde. Voilà ce que je souhaite pour vous et pour le pays. Et quand vous revenez au pays, s’il vous plait, ne nous servez pas cette phrase « le gouvernement ne fait rien pour moi » si jamais tu la prononces, cela voudra dire que le maudit dont je parle dans cette lettre, ce n’est pas le voisin, c’est bien toi. Vous allez voir les commentaires après cette lettre, personne ne va se remettre en cause et se dire que le petit à peut être raison. Là ça va être le gros français et les insultes. Je vous jure que celui qui m’insulte, lui aussi c’est un grand maudit. Je vous jure que les mitsogos sont forts, le diable là voyage, mon Dieu, jusqu’à paris, aux Etats-unis !

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Comments (27)

  1. J’aimerais savoir si tu as un business à toi… Si c’est le cas, je suis content pour toi. Tu n’as ni tort ni raison. Tout est relatif. Je suis d’accord avec toi sur certains points… Oui, on a besoin de se réveiller, on ne fait pas assez d’effort, et c’est bel et bien à nous de nous lever pour faire bouger les choses concernant notre réussite et non au gouvernement (enfin… en partie).
    “Tu as eu ton diplôme, tu rentres au pays et tu te mets à chercher de l’emploi.. ça arrive. Tu te tournes alors du côté de la fonction publique… Malheureusement, il y a pas mal de grèves en ce moment. Mais ce n’est pas grave, tu fonces… Toute ta vie tu y restes et l’heure de la retraite sonne… ta pension ne te permet pas de tenir sans l’aide d’un proche. Bon, relativises, c’est ta faute tu es un bras cassé.”
    Juste pour te dire que le tort est partagé. On a une grosse part de responsabilité je te l’accorde. Mais on évolue aussi dans un contexte assez sombre. Et ce n’est pas aussi facile lorsqu’on est dans un pays étranger (puisqu’on parle de la diaspora gabonaise).
    Ensuite tu fais allusion à la CAN… Sujet assez drôle en ce moment. Elle était belle notre CAN 2012. Mais le contexte n’est plus le même, d’autant plus qu’on l’organise seul maintenant. On a plus à s’offrir un tel luxe pour le moment. Il y a tellement à faire. Tu me diras dépenses pour gagner plus… c’est ça l’investissement… Mais as-tu seulement une idée des investissements qui doivent être faits pour cette CAN?? A mon avis ce sont des investissements extrêmement colossaux du simple fait de stades à construire, d’hôtels à bâtir, de routes à finir… Qu’en sera-t-il du retour sur investissement?
    J’espère que tu as un business, une famille à charge dont tu t’occupes bien, et que tu vis dans un quartier sans coupure de quoi que ce soit… Toi au moins tu ne souffres pas et ne vois pas la souffrance de ceux qui se plaignent (sans rien faire le plus souvent malheureusement). Je te souhaite le meilleur (ce n’est pas ironique).

    J’ai fini mon grand français et mes grandes analyses. 🙂

  2. Tout à fait d’accord venir sur les reseaux sociaux ternir l’image du pays ne resoudra rien bien au contraire elle tiendra des gens des investisseurs à l’écart de notre nation pays tellement on se dira que le Gabon est instable, certes on a des problèmes mais il faut toujours retenir que le linge sale se lave en famille

  3. Beaucoup de choses vraies. Par contre je crois que vous avez laissé de coté un point essentiel. Certes, beaucoup de gabonais de la diaspora sont de vrais bras cassés, on en connait tous! Mais…beaucoup d’entre eux aussi sont dépassés par le Gabon et la mentalité qui y règne souvent. Deux cas de figure.
    1. celui qui reussit, a des diplomes, mais ne rentre pas. Pourquoi? Soit tu as un nom et on va te donner un poste. Dans ce cas là, tes diplomes n’auront pas de valeur. Soit tu as un nom et du coup on te refuse les postes. Donc tes diplomes n’ont pas de valeur. Soit tu n’as pas de nom, et alors là, plus le diplome est élevé, plus tu seras déçu. Tu as un doctorat on te fait travailler sous les ordres d’un gars qui n’a pas le bac. Tes diplomes n’ont pas de valeur non plus. Beaucoup de gens ne rentrent pas car souvent, la tete est moins valorisée que le nom, la famille, l’argent. Et je vous parle pas de ce qu’on va d’abord regarder si vous etes une femme…
    2. Celui qu’on ne voit pas. Vous parlez dans votre lettre des vantards, ceux qui ont une longue bouche mais la poche et le cerveau sont vides. Mais vous oubliez tous ceux qui réussissent, grosses entreprises, ingénierie, universités, médecine, droit, entrepreneurs.Et qui n’ont pas le temps de le faire savoir car ils bossent au lieu de parler. Et souvent, ceux là, dès qu’ils arrivent dans leur nouveau pays, ils coupent d’avec les autres gabonais, c’est vrai et la je vous rejoins totalement. “Quand on veut avancer, on traine avec des béninois, quand on veut se souler, on traine avec des gabonais” c’est ce que disait un ami. Tu veux etudier, avancer, pourquoi perdre ton temps dans les conneries de vin du gabnais lambda? Et pourquoi aller raconter a tes concitoyens que tu as reussi? Pour qu’on te critique des le lendemain partout à lbv? Pour que des oncles imaginaires viennent te demander l’argent de la célèbre ordonnance du medecin? Il y a une diaspora gabonaise parallèle aux bras cassés. Des artistes, des journalistes, des juristes, des historiens, des chimistes, des specialistes en relations internationales. Mais ces gens la restent entre eux.
    Je reconnais les torts de ceux qui.vivent loin et ne s’impliquent pas. Mais admettez ( et pourquoi pas écrivez une lettre sur ce sujet) que la mentalité gabonaise est dure avec la diaspora, surtout celle qui reussit. On va admirer le fils de .. qui revient de mbeng avec le vuitton, ou l’oncle menteur qui dit habiter a paris alors qu’il est coloc à st denis. Mais quand c’est quelqu’un qui réussit, on va lui dire “oh mon cadeau est ou?” “Oh mais tu gorge hein”. Ah ma copine je vis en France. Pardon. T’inquiètes, le temps des vacs a lbv, je vais charler, prendre l’accent et boire votre vin, comme ça vous me laisserez en paix.

  4. Alexandre, ne vous inquietez pas, je vous ai bien compris. J’ai simplement trouve dommage que vous n’ayez pas pris soin dans votre propos de tenir compte de l’exception que vous mentionnez dans votre reponse…Comme je vous l’ai dit plus haut, le point que vous soulevez est vrai et merite de l’etre. C’est juste la forme que j’ai trouve inutilement violente. Pour le reste, je pense que je resterai le meme puisque c’est un constat auquel j’etais moi-meme parvenu. Apparemment nous sommes animes des memes intentions, mais si ce style est le votre et que vous le revendiquez, alors nous allons difficilement pouvoir echanger. Merci de m’avoir lu, compris (je l’espere) et repondu.

    Cordialement

  5. Monsieur Alexandre Mono

    Si c’est vraiment votre nom, ce dont je doute tant le ton, souvent injurieux et toujours ordurier rappelle celui de la personne qui relaie cet article sur sa page Facebook. Je me permets en tant que bras cassé de la diaspora de vous donner mon opinion personnelle.

    Sincèrement, malgré un manque flagrant d’esprit d’analyse et de profondeur, je lis souvent les rebriques de Times Gabon, ou de Michel Ogandaga, parmi d’autres, car cela m’informe, malheureusement de manière biasée, sur ce qui se passe au pays.

    De la manière dont vous parlez de la diaspora Gabonaise dans votre article j’imagine qu’en bon professionnel vous êtes vous vous basez sur des faits concrêts, des chiffres ou des études statistiques par exemple; si c’est le cas citez les nous, faites références dans vos articles, montrez nous que vous vous avez fait un sérieux travail de recherche sur le sujet. Car il ne suffit pas de s’assoir et excusez moi l’expression ” d’écrire comme on pète” pour se prendre pour la plume d’or de la république.

    La diaspora Gabonaise, est à totalement l’image du pays, et on y trouvera certainement en proportion autant de bras cassés qu’au pays, mais aussi autant de bien d’autres gens aux aspirations et aux capacités de toutes sortes. Ce qui ils ont tous en commun malgré leur diversité et leur éloignement c’est souvent la nostalgie et l’amour pour la patrie qu’ils ont laissé, la patrie qui les a vus naître ou grandir.

    Les raisons et conditions qui nous font rester à l’étranger sont les raisons mêmes qui font que vous, malgré vos limitations et vos défaillances, êtes tranquillement assis et payé, certainement grassement pour faire la brosse à reluire du pouvoir en place. Soit, c’est de bonne guerre, mais s’il vous plait faites le avec un peu de style! Il ne suffit pas de taper trois mot dans un langage parfois proche du charrabia pour prétendre faire un travail journalistique…

    Les Gabonais de l’étranger sont souvent très critique, mais ils le sont autant avec le pouvoir qu’avec la myriade de prétendus leaders qui après avoir bien dépouillé le pays viennent se prétendre opposants parce qu’on ne les laisse plus toucher au magot.

    Les Gabonais de l’étranger, c’est vrai ont un pas mal jasé sur l’émergence, mais au fond du coeur ont gardé une lueur d’espoir quand ils ont vu les nouvelles réformes et le nettoyage que le nouveau président avait commencé à faire dans les arcanes du pouvoir. On attend la suite et on ne voit pas grand chose venir. Et des rubriques comme les votres qui insultent pratiquement tous et tout le monde sans grand fondement ont tendance à dresser les gens contre ce que vous représentez.

    Je vous retourne donc vos paroles “Lorsque vous n’avez rien à dire, rien à faire, de grâce, fermez vos grandes gueules” car quand vous l’ouvrez vous faites plus de mal que de bien à votre propre camp.

    Maintenant dites moi? Vous n’étiez pas en France dans le temps? (A moins que je ne me trompes de personne) Qu’y avez vous fait de concrêt si ce n’est le bra cassé!?! Boire, Fumer (et je ne parle pas de cigarette), courrir le jupon, études baclées… Si me trompe, d’avance, acceptez mes excuses! Voyez en tant que Gabonais de l’étranger j’ai au moins l’humilité de ne pas me croire infaillible!

  6. Alban désire, je suis sur que tu ne seras plus jamais le même après avoir lu cette lettre. Il est clair qu’en toute chose il y a une exception. Mon intention était de dénoncer la léthargie dans laquelle baignent nos frères et c’est frustrant de savoir que dans le monde de l’entreprise, celui des médias, celui de la recherche et dans plusieurs autres domaines, le gabonais qui est pourtant un condensé d’intelligence est à la traîne. Je crois que c’est un défaut de leadership, les gens se complaisent dans l’anonymat et je ne veux pas que les gabonais cultivent la paresse. Je veux que mes frères de la diaspora marquent ce monde de leur empreinte intellectuel. Mon style assez humoristique et je le reconnais assez insultant a pour but de choquer et de susciter la prise et l’eveil des consciences. Je suis prêt à échanger avec vous pour nous sortir de la liste des maudits à qui cette lettre s’adresse.

    1. Cher Compatriote, encore une fois dire qu’il n’y pas ou peu de gabonais qui excellent est une très grande méprise : il n’ y a qu’à voir tous les anciens de math sup (lycée Léon mba) qui ont fait des écoles d’ingénieur en France, ils sont à Areva, Thales, Dassault et j’en passe, plusieurs universitaires gabonais (passés par l’UOB et l’USTM) font autorité dans leur domaine (Mme Eyang, Civilisations américaine, Professeur Université de Bourgogne, France), M. Essiane Ondo, Docteur en biologie végétale, chercheur (sur de nouvelles variations de blé) à l’INRA-FRANCE, Daniel Mengara, docteur à 27 ans et enseignant depuis 19 ans Montclair State University!!!! (quant on connait le système élitiste de ce pays…il est à féliciter…), le directeur de la banque postale de Tours en France est Gabonais, il y en a très discrets certes mais très nombreux plus nombreux même qu’on ne le pense car beaucoup ont acquis la nationalité française par exemple (Ajoutons le grand Célio qui est propriétaire du Restaurant étoilé délices des tropiques à Paris) le problème qui se pose entre gabonais du Gabon et d’ailleurs est celui de la SOLIDARITÉ… pourquoi les gabonais de la diaspora ne forment -ils pas comme les chinois une communauté soudée alors qu’elle a tout les attributs pour être une communauté d’élite ? Je te pose la question….dans l’attente de ta réponse.
      Amicalement.
      Post Scriptum : mon bourbon est fini, j’attends le western de ma mère pour aller en boite ce week end…@gabomaforever

  7. Tu as tout dit mon frère c’est bien vrai! Ils viennent nous montrer leur frime,leurs chaussures, les photos et leur gorging de merde! En quoi ça fait évoluer le pays? Tchuiiiip des vrais maudits.

  8. Bien parler

  9. J’aimerais bien savoir ce que toi tu fais pour le pays.. Au lieu d’insulter les gens dans une lettre sur Times Gabon donc derrière ton ecran aussi.. Et puis c’est pas tout le monde que “le pays” a envoyé à l’étranger faut pas melanger tout le monde… Bref… Mieux je m’arrêtes là même

  10. Alban désiré tu as tous dit …

  11. Bonjour. Je me permets de vous repondre. Comme vous, j’en suis presqu’oblige. N’ayez aucune crainte je ne vous insulterai pas. Je parlerai peut-etre un francais de “pseudo-intellectuel” pour reprendre vos propos et je tiens d’avance a m’en excuser. Votre “coup de gueule” est profond, mais il ne dit pas toute la verite. Certaines choses sont vraies dans ce texte comme le manque d’organisation de la diaspora qui appelle au changement sans pourtant faire les choses concretes qui devraient aller dans le sens de cet engagement. Le sentiment que la diaspora gabonaise ‘dort’ derriere des ecrans d’ordinateurs est legitime. Il n’y a d’ailleurs pas tres longtemps j’ai eu cette conversation avec un ami qui disait que la revolution gabonaise ne se fera pas a bases de videos denonciatrices sur les reseaux sociaux. Sur ce point donc, je suis entierement d’accord avec vous…..

    Maintenant au niveau de l’entreprenariat qui regorge de secteurs d’activites et d’investissements, les secteurs dont vous parlez, (restaurations ou la coiffure), sont des secteurs ou meme, a Libreville les gabonais sont cruellement absents. Ils ne s’y interessent tout simplement pas. C’est un fait. On comprend aisement donc qu’ils ne se soient pas reinventes en allant vivre a l’etranger. Est ce que cela fait automatiquement d’eux des personnes non travailleuses et non productives parce qu’elles sont absentes de ces secteurs d’activites? Je ne pense pas. …
    Je me permets de vous repondre parce qu’il y a enormement de gabonais a l’etranger qui ne repondent pas aux cliches dans lesquels vos propos les enterrent sans l’ombre d’un certificat de deces. Ces gabonais, on les retrouve dans des secteurs qui n’ont pas forcement pignon sur rue comme un restaurant ou un salon de coiffure a Paris pour que l’oeil du gabonais lambda qui a ses criteres d’appreciation similaires aux votres sur ce que devrait etre l’entreprenariat puisse voir pour comprendre que les gabonais qui vivent a l’etranger ne sont pas tous des “bras casses’ au sens stricte du terme, et qui surtout ne sont pas visibles a cause de la nature des activites qui sont les leurs….Plutot que de traiter les gens de ‘maudits’, je pense qu’ il faut s’interesser aux raisons qui font que tant de personnes, comme vous le soulignez a juste titre, qui pourraient etre une force, ne ressentent pas le besoin de se souder pour constituer la diaspora que nous envions pourtant aux autres. Si une assistante sociale a a coeur qu’une prostituee quitte le trottoir pour une activite plus honorable, ce n’est certainement pas en l’agonisant d’injures qu’elle parviendra a le faire. Il est preferable de l’approcher deja pour comprendre pourquoi elle est sur le trottoir, discuter avec elle et faire des propositions. C’est je pense une approche moins sterile et qui peut aller dans le sens d’un eveil de conscience.

    Vous avez ecrit et je vous cite: ” Un gars qui a plus de 40 ans et qui n’a même pas un studio au Gabon, c’est lui qui va commencer à ouvrir sa bouche, derrière ses lunettes de pseudo-intellectuel, pour te parler de ton pays.” Cette phrase m’a fait sourire tristement….Le Gabon n’est pas VOTRE pays, il est NOTRE pays. Il vous faut assoir cela dans votre esprit…Cette phrase a elle seule, resume bien la motivation qui a ete la votre en redigeant cette lettre a la diaspora gabonaise. Comme beaucoup vous refusez aux gabonais qui vivent a l’etranger le droit de regard et de critiques qu’ils ont sur un pays qui est le leur autant que le votre au motif qu’ils n’y vivent pas. Dois-je vous rappeler monsieur que lorsque vient le moment d’elire le president de la republique gabonaise, l’etat gabonais s’organise avec les missions diplomatiques qui le representent a l’etranger pour que les gabonais qui vivent justement loin de chez eux puissent accomplir leur devoir de citoyen? Je dis bien de citoyen, pas de sympatisants politiques mais de CITOYEN. Par ce ce simple fait, l’etat reconnait aux citoyens gabonais qui vivent a l’etranger un droit de regard, d’analyse , de critiques et d’action sur les questions qui touchent au GABON et a la politique gabonaise. Le droit d’analyse que vous refusez aux gabonais de la diaspora leur est, ne vous en deplaise, garantit par l’etat gabonais lui meme. Il n’y a d’ailleurs pas si longtemps, des missions ont ete organisees vers l’etranger pour aller a la rencontre des citoyens gabonais a travers le monde pour leur renouveller leur passeport. Ils comptent autant que ceux qui resident sur le territoire national. Si leur voix electoral comptent, c’est qu’ils ont pleinement d’analyser, de critiquer ce qui se passe dans leur pays. Il reste a prouver comme vous l’affirmez qu’ils sont deconnectes des realites, au point que leurs analyses soient aussi biaisees que vous le pensez.

    Vous parlez de tellement de choses que personnellement je trouve terre a terre et qui sont si aisees a deconstruire que c’est ici que je vais m’arreter. La portee de votre texte sur la diaspora gabonaise est necessaire tant ce que vous dites est vrai, mais vous auriez gagne en credibilite en adressant directement certaines choses aux personnes a qui elles sont destinees plutot que d’englober l’ensemble de la diaspora dans des comportement qui meme s’ils valent la peine d’etre denonces, ne refletent pas les realites pour et de tous.
    Je vous invite egalement en reprenant vos propos a :” porter la parole de l’intelligence gabonaise” et a vous remettre aussi en cause au meme titre que cette diaspora gabonaise endormie.

    Cordialement

  12. Jocksy, tu es fort frangin. Continue à casser ta bouteille de bourbon, laisse moi ce gars qui écrit des lettres. C’est sur que ya un petit parisien qui a fait ça dur à sa go. ( entre 2 cannettes de Regab, je vois flou, excusez moi, mais je suis un gaabonais)

  13. Lettre pertinente je suis entièrement d’accord la diaspora gabonaise n’existe pas. En France en tout cas et pourtant il existe de nombreux cadres gabonais a Airbus, general electric, bref dans toutes les boites du cac40, quant aux universitaires ( a différencier des docteurs) il y en a à la sorbonne, à Bordeaux, Besançon, Dijon, Toulouse… Sans parler des gabonaises designer a HetM et journalistes dans des medias majeurs ( joelle Ndong TV5…) de medecins a la Pitié-Salpêtrière, a Clamart ou de dentistes possedant leur propre cabinet ( Bruno ella à bordeaux). Oui des gabonais qui ont réussi en France il y en a je dirai même beaucoup pour pays d’un million de citoyens. pourquoi cependant ne formons nous pas une communauté soudée ? Probablement, pour les mêmes raisons qu’au Gabon on ne forme qu’un ensemble de tribus et de clans rivaux ( regardez les partis politiques tribaux…) car l’arrogance, le mépris, l’épicurisme stupide caractérise aussi le bien le gabonais qui a étudié en occident et qui a réussi au Gabon que celui qui est resté “chez les blancs “. D’où vient ce comportement contraire aux valeurs de nos ancêtres ( quelque soit le peuple)? Pourquoi le gabonais actuel est t’il aussi égoïste ? Si vous trouvez la réponse de grâce faites le nous savoir…
    P.S. soyez indulgents pour les ” fautes” j’écris entre deux verres de bourbon ( en bon gabonais lol.)

  14. Je like , malgré le style injurieux et peu révérencieux .Mais le Gabon c’est notre pays . Comme son père , il n’y en a pas de rechange. De l’extérieur on peut perticiper a le développer . Il faut critiquer , mais il faut agir pour apporter sa pierre à l’efification de celui-ci.

    1. Je suis bien d’accord avec vous Jean Louis AIME…

  15. C’est vrai cette lettre est objective, nos frères de la diaspora sont décevant. Je ne sais pas si c’est la même malédiction qui les poursuit ou ils ont traversé un mauvais mbao.

  16. Jean Marie LE PEN appelle ce genre de personnage: “DÉSERTEUR DU DÉVELOPPEMENT”. Je n’arrête pas de dire que ces “cerveaux” devraient rentrer au Gabon pour construire le Gabon plutôt que de squatter la France à vivre des aides sociales.

    1. Et les français du gabon sont les agents du développement je suppose…

  17. Que de fautes!!! Bravo. Attention quand 2 verbes se suivent le second se met à l’infinitif

  18. Assoumou Franck bien envyer et a loteur de cette lettre je te DEMANDE un gran merci…. wi les bra casse et lobotomise…cette letre devrai sortir ds lunion en premier paj….ceci es un FLEO ne rion pa.

  19. Kia Kia Kia , mais c’est vrai quoi! J’ai eu un pincement au cœur kan j’ai lu ça quoi tchieee pitié de ns deh, je me suis tout simplement rappelé des longue queues que je rencontre à chaque fois que je vais à western Union , et qui rencontrent t on dans ces queue? Les westafs qui parfois ne savent même pas écrire et ki vs demande de remplir le formulaire d envoie. J’envoie le petit million la au pays pr le famille la.

  20. Je connais un gabonais qui travaille dans une grosse boîte à paris.

  21. Pour les western union c’est vrai, je suis fatigué d’envoyer l’argent à mon frangin à Nantes en France. Et quand il vient pour les vacances jamais il ne ramène quelque chose aux autres. Juste jouer les blancs dans le quartier. Tu as parlé la vérité.

  22. Toi tu as quel problème contre les gabonais de l’etranger?

  23. C’est assez insultant mais vous avez tout aa fait raison. Il faut que notre diaspora se reveille.

  24. mdr, ce coup de gueule est profond! Tu as oublié les associations des gabonais de l’Ile, de paris, de Dakar…; miss Gabon diaspora, l’homosexualité à l’étranger, étudiants fumeur de chanvre , violeur, grossesses précoces en 1ere année de licence ( maman monte chercher le bb), les accords de Dakar…école de seconde zone… Quelle diaspora avons nous?!!!!!!!!!!!

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